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PIDS 2018 : Table ronde sur la formation dans les VFX

Lors du Paris Images Digital Summit 2018 s’est tenue une table ronde sur la formation dans les VFX. Renaud Jungmann, directeur de VFX-Workshop, était invité avec d’autres écoles de références et des professionnels à y débattre.

Retrouvez ici la retranscription des réponses qu’il a apporté aux questions de Baptiste Heynemann du CNC

BH : Pouvez-vous brièvement présenter l’école ?
RJ : VFX-Workshop est une école technique où on enseigne les gestes et les savoirs faire qui sont attendus par les professionnels des effets spéciaux numériques.

BH : Pourquoi cette nouvelle école ?
RJ : Le secteur des VFX s’est développé et suit l’histoire du cinéma. Il y a une part technique importante et incontournable. De nombreux logiciels ont été développés pour apporter des solutions à des infographistes, pour pouvoir faire des trucages et du traitement de l’image. Il fallait développer un enseignement adapté à cela.
Ayant dirigé pendant 15 ans une école plutôt généraliste, avec de nombreuses filières, animation 2D, animation 3D, jeu video, il y avait encore pour moi des choses à faire, et surtout à reconsidérer, la part technique que les logiciels permettent de solutionner. Ce sont des outils auxquels il faut former le plus fortement possible. Nous avons fait le choix de permettre aux élèves d’appréhender tous ces logiciels très très rapidement, dès le début de la formation ! Nous voulons leur permettre d’être face aux gestes professionnels qu’ils devront accomplir plus tard dans la production. Nous souhaitons qu’ils puissent developper un travail de compréhension des techniques de l’image, de conception d’effets spéciaux, et de comprendre ce qu’est la post-production.

BH : Le fait de lancer une nouvelle formation, est-il un risque entrepreneurial ?
RJ : C’est un investissement important, mais ce que je souhaite avant tout, ce qui me motive, c’est participer à l’évolution du secteur des VFX. Je me sens très concerné par le domaine de l’infographie 3D, des effets spéciaux, de l’animation. Il m’a accueilli, j’y travaille, je forme des gens, et ces gens font carrière.
J’ai 25 ans d’expérience d’expérience pédagogique, c’est quelque chose qui est rassurant pour les élèves pour eux, ce qui est important et rassurant, c’est de pouvoir se retrouver face au directeur de son école, qui connait ce qu’il enseigne

BH : Que doit développer l’enseignement des effets spéciaux ?
RJ : Ce qu’il faut apprendre c’est à collaborer ! Il faut permettre aux réalisateurs à appeler les effets spéciaux.
Il y a là un vrai enjeu, celui de l’industrie des effets spéciaux en France, et aussi de la possibilité pour les réalisateurs sortants d’impliquer les effets spéciaux dans leurs productions.
Si on forme bien les élèves aux gestes techniques, si on leur donne les moyens d’expliquer aux réalisateurs les process de fabrication, de leur dire « voilà, ceci est possible » de démystifier les effets spéciaux on fera vraiment progresser les choses, on donnera aux réalisateurs de vrais moyens de réaliser les choses qu’ils en tête. C’est l’enjeu des effets spéciaux.

BH : Comment développer une collaboration avec des écoles de cinéma ?
RJ: Le choix de collaborer dépend du directeur pédagogique ou du directeur de l’école. Il y a une force d’inertie dans les écoles, ce sont les équipes. il faut savoir les amener à adapter leur travail pour permettre ces collaborations. Quand il y a un programme établi dans une école, cela prend un certain temps.
Avec VFX-Workshop, nous avons l’avantage de partir d’une page blanche. Je travaille avec une équipe pédagogique qui est toute neuve, qui a une nouvelle vision, et nous souhaitons développer des synergies avec des écoles de cinéma connues.
Si on veut faire évoluer la production cinématographique, la production télévisuelle, il faut laisser les écoles dont c’est le métier continuer à faire leur travail. Ils ont une expertise dans ce domaine qui est indéniable. Nous nous concentrons sur le travail des effets spéciaux, des plus simples aux plus techniques. Collaborer avec des écoles de cinema permettra favoriser le dialogue avec le réalisateur dès la pré-production.
Nous souhaitons dans ce projet développer un aspect laboratoire afin de pouvoir tenter les expériences de travailler en commun, adapter les rythmes pédagogiques et d’apporter les bonnes compétences au bon moment dans les collaborations.

BH : vous vous appuyez sur des partenariats ?
RJ : La Commission du Film Île de France et les sociétés de production sont nos premiers partenaires dans la création de notre école. Les sociétés de production ont apporté les prescriptions quant aux compétences attendues. Cela nous alimente énormément.
Il y a aussi ceux qui créent les outils, les éditeurs de logiciels. En France, en Île de France notamment, nous avons beaucoup d’éditeurs de logiciels : E-On Software, Mercenaries Engineering, Persistant Studio… Ils ont tout de suite saisi l’opportunité de travailler avec nous, parce que nous étions capables de mettre en place un programme sur ces logiciels.
Nous travaillons aussi sur d’autres partenariats autour de l’emploi de matériel, qui nous permettra d’appréhender de la Motion Capture, de la Photogramétrie… Nous souhaitons rendre accessible des moyens, qui sont difficiles à mobiliser, et de les inclure dans l’enseignement.

BH : Comment former plus de talents aux VFX ? Forme t’on assez bien ?
RJ :Il y a 450 élèves qui sortent formés tous les ans des écoles du RECA, le réseau des écoles de cinéma d’animation. Le milieu annonce la création de 2500 emplois d’ici 2020.
On a pris l’habitude d’aborder les effets spéciaux de manière trop généraliste, au travers de formations à l’animation, dans lesquelles on a développé des options. J’en suis un peu responsable aussi ! Mais on a développé des pistes.
Les sociétés d’animation se sont développées grâce à ce savoir faire qui est réputé et reconnu internationalement. Pour preuve ces sociétés viennent à la rencontre les élèves en cours de formation, les repèrent, et les récupèrent au moment des diplômes.
Il était urgent de créer quelque chose spécifiquement pour les VFX qui aide à répondre aux interrogations du réalisateur qui a des images en tête, qui cherche à les produire, et qui souhaite s’appuyer sur une filière. D’où la démarche de VFX-Workshop, de former des gens plus spécifiquement aux effets spéciaux, à l’image hyper-réaliste…

 

contexte : table ronde du 26 janvier 2018 / PIDS
La formation dans les VFX – What education model for VFX ?
Intervenants : Gilbert Kiner (ArtFX), Luc Pourinet (Femis), Renaud Jungmann (VFX-Workshop), Franck Petita (Ecole Georges Méliès), Julien Vallet (Mikros Image)
Modérateur : Baptiste Heynemann (CNC)
Organisation : Yann Marchet (Commission du Film Île de France)

Photo Copyright 2018 X. Granet avec l’aimable autorisation de Y. Marchet

 

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